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Quand les petits producteurs s'insèrent dans les filières profitables

cibles1Les groupements de producteurs et productrices soutenus par le Projet d’Appui aux Filières Agricoles(PAFA) ont vu leurs rendements et revenus boostées durant la dernière campagne agricole. Dans le Bassin Arachidier, l’appui à la production et à la commercialisation initiée au profit des ménages vulnérables à l’insécurité alimentaire a porté ses fruits. En atteste le satisfecit des acteurs impliqués dans la mise en ouvre des sous projets accès aux marchés.
Forte des recommandations issues des ateliers d’auto-évaluation des filières promues, le PAFA prépare activement ses partenaires producteurs et productrices à une campagne agricole sans difficultés. Ainsi donc dans une dynamique de consolidation des acquis de la phase de démarrage, le PAFA amorce le décollage et ses activités. Celles-ci visent, entre autres objectifs l’intensification des systèmes de production et l’accroissement durable des revenus des ménages ruraux pauvres dans les régions de Diourbel, Kaolack, Fatick et Kaffrine. Démarrer à temps la mise en place de la campagne agricole, c’est l’ambition affichée de l’unité de coordination du projet d’appui aux filières agricoles UCP/PAFA). Dans le sillage de l’année 2011 où la bonne réactivité du projet par le biais d’une mise à disposition opportune d’intrants agricoles à une quarantaine d’organisations de producteurs du Bassin arachidier, avait favorisé de très bons rendements. Ainsi donc ces groupements-partenaires de kaffrine, kaolack, Fatick et Diourbel n’ont pas beaucoup souffert des effets d’un retard quasi-généralisé dans la mise en place des facteurs de production au niveau national. En témoignent les productions obtenues sur les sites d’intervention du Projet au moment où les rendements chutaient de moitié partout ailleurs. Des résultats encourageants « s’il en est » mais qui n’occultent en rien certains dysfonctionnements et contraintes répertoriés par les participants des ateliers d’auto évaluation des filières mil/sorgho, sésame et niébé soutenues par le PAFA. En effet, le Projet qui vient de boucler le processus de sélection des nouveaux bénéficiaires de ses interventions entend corriger et apporter des réponses appropriées à ces difficultés à travers le programme de 2012 (voir par ailleurs)..

Sur la même lancée, les 17 OP de niébé des régions de Diourbel (330 ha) et Fatick (150 ha) qui ont touché prés de 500 ménages ruraux, enregistrent des rendements satisfaisants. Entre, 200 et 157 kg/ha ces 5 dernières années dans la région de Diourbel, ceux-ci ont connu une progression nette (420 à 550 kg/ha). Le même élan a été noté au niveau des 8 groupements producteurs de sésame dans les régions de Fatick et de Kaffrine. Sur une superficie de 1250 ha emblavées durant la campagne agricole 2011, grâce à l’appui du Projet, la production y suscite aujourd’hui un réel engouement. C’est dire qu’à la loupe des résultats des spam financés en 2011 et dont le nombre dépasse largement les prévisions du Ptba de démarrage du fait de la forte demande, force est de souligner que l’appui du Projet, a favorisé une amélioration significative des niveaux et conditions de vie des ménages vulnérables bénéficiaires. Et pour cause, du bond qualitatif des rendements à la réduction de la période de soudure qui passe de 7 à 3 mois sans oublier la génération de revenus conditionnels et la sécurité alimentaire par l’autoconsommation,2800 ménages pauvres ont tiré profit du soutien du PAFA en 2011. Donc, un impact réel dans le cadre de la lutte conte la pauvreté en milieu rural salué par l’ensemble, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des activités du PAFA. Et n’eut été certaines contraintes relatives à l’environnement de la production (faible pluviométrie, retard dans le  semis ou absence de maitrise totale des itinéraires techniques par endroits, déficit de matériel post récoltes etc..) que le programme en cours est entrain d’ailleurs de pailler, les effets induits des interventions de ce projet novateur allait sans aucun doute être plus important. C’est en tout cas le sentiment des acteurs impliqués dans le processus d’insertion durable des exploitations familiales déshéritées dans des filières profitables au niveau du bassin arachidier.

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